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Réduire vos impôts 2019 : les décisions à prendre avant le 31 décembre 

Novembre 2018 – LE REVENU – La mise en place du prélèvement à la source le 1er janvier 2019 perturbe les stratégies de défiscalisation de fin d’année. Le Revenu a identifié quatre dispositifs qui restent efficaces. Pour lire l’article complet : CLIQUEZ ICI

Le 31 décembre, il sera trop tard ! Pour réduire vos impôts 2019 sur les revenus 2018, vous devez impérativement agir avant la fin de l’année. Le Revenu vous propose de profiter en toute légalité de quatre dispositifs fiscauxqui restent efficaces malgré «l’année blanche» et la mise en place du prélèvement à la source le 1er janvier 2019. Vous pouvez les cumuler, en fonction de votre situation personnelle, dans la limite du plafonnement global des niches fiscales à 10.000 euros.

Réduction d’impôt au titre des investissements forestiers (article 199 decies H du CGI)

« Le contribuable bénéficie d’une réduction d’impôt s’il réalise des investissements forestiers entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2020. Comme vous n’allez pas acquérir un bois, a fortiori une forêt entière, d’ici la fin de l’année dans le seul but de payer quelques milliers d’euros d’impôt en moins en 2019, le plus simple est de souscrire au capital de groupements fonciers forestiers (GFF). Les GFF sont des sociétés civiles dont le but est d’acquérir et de gérer des bois et forêts ou des terrains à boiser. En contrepartie de l’avantage fiscal, le souscripteur doit conserver ses parts huit ans, sauf en cas de licenciement, décès ou invalidité rendant l’exercice d’une activité quelconque impossible. La réduction d’impôt est égale à 18% des sommes investies prises en compte dans une limite annuelle de 5.700 euros pour les personnes seules et 11.400 euros pour un couple, soit un gain fiscal maximal de 2.052 euros. Attention au prix des parts qui a flambé ces dernières années dans le sillage du dispositif ISF-PME, aujourd’hui disparu, auquel étaient éligibles certains GFF. »

Par Christian Fontaine

 


 

Groupements Fonciers Forestiers, une fiscalité toujours très verte

Novembre 2018 – LE FIGARO MAGAZINE – Méconnus, les Groupements Fonciers Forestiers permettent d’investir dans la forêt et de bénéficier d’importants avantages fiscaux en matière d’IFI ou de succession.  

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Préservation de la biodiversité, énergies renouvelables, captation de carbone : pour les amateurs d’investissements « verts », les groupements fonciers forestiers (GFF) sont une piste à ne pas manquer… surtout si ces mêmes investisseurs souhaitent à la fois réduire leur IFI et leurs droits de succession, voire bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu ! En effet, les GFF additionnent les vertus fiscales, très importantes pour les détenteurs de gros patrimoines, et celle d’un investissement dans des biens réels, véritable rempart contre l’inflation ; le tout en faisant du bien au climat et à la planète.

UNE DIVERSIFICATION POUR RÉDUIRE LES RISQUES

Méconnus du public, car ils ne peuvent pas faire appel public à l’épargne, les GFF font partie des investissements qu’il faut demander à son conseiller, banquier privé ou conseiller en gestion de patrimoine. Les tickets d’entrée y sont plus accessibles que pour un investissement direct en forêt, puisque des parts peuvent être acquises à partir de 5 000 €, un montant à comparer aux 4 100 € que coûte en moyenne un hectare de forêt en France, selon l’indicateur de la Société forestière de la Caisse des dépôts, en sachant qu’il faut au moins 50 hectares pour qu’elle devienne exploitable et économiquement rentable. Mieux : l’investisseur dans un GFF réduit les risques liés à ce type de bien, car chaque groupement investit dans plusieurs massifs, situés dans des régions différentes. « Cette diversification est multiple, explique Arnaud Filhol, directeur général et fondateur de France Valley, l’un des principaux intervenants. La diversification en question est d’abord géographique, pour réduire les risques de tempête et de maladies phytosanitaires ; elle porte aussi sur les essences d’arbres pour profiter des tendances différentes d’évolution des prix des feuillus ou des résineux ; elle est également présente dans la maturité des forêts, afin d’avoir à la fois des parcelles prêtes à couper et d’autres peuplées de plus jeunes tiges. » C’est un atout par rapport à la détention d’une forêt en direct, qui peut être mise à mal par une tempête, des maladies, et sur laquelle il est difficile de cumuler plusieurs essences à plusieurs stades d’évolution.

DES RENDEMENTS MARGINAUX

Même si le bois fait l’objet d’une exploitation raisonnable, avec des coupes régulières, il ne faut toutefois pas compter sur les GFF pour améliorer ses revenus courants : « Le rendement est généralement compris entre 1 et 2 % par an », précise Marc Meneau, gérant chez Vatel Capital. Aux fruits tirés de la vente de bois, il faut aussi ajouter ceux provenant des droits de chasse, même si ce deuxième volet est secondaire. Le rendement varie toutefois selon la maturité des arbres qui poussent dans les domaines des GFF : « Si la forêt n’est pas mature, le prix d’achat est moins élevé, car le prix du bois à couper est intégré dans la valeur de la forêt, mais il faut attendre plusieurs années pour en tirer des revenus. A l’inverse, si des coupes sont possibles rapidement, les revenus seront plus rapidement versés, mais le prix de la forêt sera plus élevé », poursuit Marc Meneau. Certains distributeurs mettent parfois en avant des taux de rendement de 4 ou 5 %, mais c’est une affirmation à prendre avec des pincettes, car il est impossible d’obtenir de tels revenus chaque année avec la coupe du bois. « Dans une forêt avec des arbres demandant 80 ans pour arriver à maturité, il y aura quatre années avec des revenus importants, correspondant aux principales phases de coupes, et soixante-seize années sans quasiment rien recevoir », met en garde Arnaud Filhol. Bonne nouvelle pour les investisseurs : les GFF permettent de lisser un peu cette rentabilité dans le temps, mais jamais complètement, et versent un revenu constant qui est faiblement imposé. « Les impôts ne représentent qu’environ 4 à 6 % des montants encaissés », indique Arnaud Filhol.

DES PLUS-VALUES ENVISAGEABLES

Si le rendement est peu élevé et aléatoire, l’investisseur peut cependant espérer une progression du prix des parts. Même si cela ne présage pas de l’avenir, la valeur des forêts enregistre depuis vingt ans une progression de 88 %, selon la Société forestière, mais de seulement 0,2 % en 2017. Mais avec de gros écarts,
puisque les prix s’échelonnent de 630 à 12 200 € l’hectare, selon la localisation, la taille, l’âge des arbres, etc. Le même indicateur note d’ailleurs que la progression des prix est plus forte pour les forêts les plus valorisées, puisque leur prix a augmenté de 1,3 % l’an dernier. Au-delà de l’évolution du prix du foncier, les investisseurs peuvent aussi espérer d’autres sources de gains. Une augmentation du prix du bois, par exemple, avec l’augmentation de sa place dans la construction ou le chauffage. Mais aussi au travers d’une valorisation de la captation de CO2, puisque certains pays donnent déjà des certificats carbone qui peuvent ensuite être revendus sur les marchés. Arnaud Filhol rappelle à ce propos « qu’une forêt non entretenue capte 4 tonnes de CO2 à l’hectare, alors qu’une forêt entre tenue, faisant l’objet d’un reboisement régulier, peut en capturer 7 tonnes ». Une monétisation de ce captage changerait donc assez radicalement les perspectives de l’investissement forestier.

DES ATOUTS FISCAUX DE POIDS

Au-delà de ces particularités patrimoniales, les GFF séduisent beaucoup d’investisseurs en raison de leurs avantages fiscaux. Pour l’IFI, par exemple, les GFF, sous respect de certaines conditions, sont exclus de la base taxable et n’alourdissent donc pas la barque. Et en matière de transmission, leur valeur profite d’un abattement sur 75 % de la valeur des forêts détenues par le GFF (c’est la plus grande partie du prix des parts), que ce soit par donation ou succession. Un don ou un legs de 100 000 € de parts, donc 90 000 € de valeur forestière et 10 000 € de trésorerie, ne sera donc taxé par le fisc que sur une base de 32 500 €. Certains GFF y ajoutent un autre avantage : lors de l’investissement dans la société, ils donnent droit à une réduction d’impôt représentant 18 % de la somme investie, dans la limite de 50 000 € pour une personne seule et 100 000 € pour un couple, soit jusqu’à 9 000 € d’économie d’impôt et 18 000 € pour un couple (dans la limite du plafonnement des niches fiscales à 10 000 €, ce qui rend ce dernier montant théorique).

Par Eric LEROUX


Placements : les groupements fonciers viticoles en 10 points 

 Octobre 2018 – LE POINT – Investir dans la vigne n’est pas à la portée de tous. Avec les GFV, les épargnants peuvent entrer dans la danse et engranger des avantages fiscaux.

gfv

Méconnus, les groupements fonciers viticoles méritent pourtant de figurer dans de nombreux patrimoines. Pour surfer sur la vague de valorisation du vin, mais aussi pour diversifier le patrimoine et engranger d’importants avantages fiscaux et successoraux.

Ce qu’il faut savoir pour en tirer le meilleur parti.

1. Un GFV, c’est quoi ? 

C’est une société qui achète des vignes au profit d’investisseurs individuels. Chaque GFV investit dans un seul domaine, ce qui permet de savoir exactement ce que vous achetez. L’investisseur devient propriétaire de parts, donc de quelques plans de vigne et de mètres carrés. Cela lui donne le droit d’en toucher les revenus sous forme de fermage (un loyer).

Ce sont souvent des jeunes vignerons qui font appel aux GFV, pour démarrer ou régler des droits de succession grâce à la vente de la terre tout en continuant à exploiter l’intégralité du domaine.

2. Où les trouver ? 

Les GFV ne font pas d’appel public à l’épargne. Il faut donc que l’investisseur fasse lui-même la démarche pour y souscrire. Ils sont généralement distribués par les banques privées et les conseillers en gestion de patrimoine. Attention, ils sont plutôt exceptionnels : « Nous en lançons un ou deux par an, en fonction des opportunités, explique Marc Bertrand, directeur général de La Française. C’est un produit rare. » Sauf exception rarissime, seuls les GFV en cours de création sont ouverts. Lorsqu’ils sont lancés, ils ne sont plus accessibles.

3. Pourquoi en acheter ? 

La première motivation est la diversification du patrimoine, car la vigne est un actif réel dont l’évolution des prix est totalement décorrélée de la valorisation des autres actifs financiers. Ensuite viennent les considérations fiscales et successorales : les abattements permettent de réduire à la fois le poids de l’impôt sur la fortune immobilière (Ifi) et les droits de succession des héritiers. C’est aussi un investissement susceptible de prendre beaucoup de valeur : « En vingt ans, le prix des vignes des grands crus a été multiplié par six, car ce sont des biens rares et prestigieux, et en Champagne les prix doublent tous les dix ans », observe André Manière. Le président des GFV Saint Vincent met cependant en garde : « Il faut être très sélectif, car toutes les vignes ne voient pas leur prix s’envoler. En Bourgogne, hors des grandes appellations, les prix n’ont monté que de 15 % environ en vingt ans. Et, dans la Loire, ils bougent peu. » 

4. Quels sont les risques ? 

Ils sont plutôt faibles : le risque principal, c’est celui de miser sur une exploitation qui n’arrive pas à valoriser sa production et dont le prix stagne. C’est le risque de ne pas gagner. En général, les GFV n’interviennent pas dans l’exploitation et n’achètent pas le matériel viticole ni le bâti : il y a donc peu ou pas de risque d’être appelé à remettre au pot pour redresser les comptes d’une exploitation ou effectuer de grosses réparations. « Nous ne faisons pas de GFV si l’exploitant en est le dirigeant, car il défend alors ses propres intérêts avant ceux du propriétaire », explique Marc Bertrand.

Attention : certains opérateurs proposent d’investir dans des GFV et de bénéficier d’une réduction d’impôt à l’entrée, dans le cadre de la loi Tepa. Dans ce cas, l’investisseur est associé aux risques de l’exploitation. Un risque qui peut alors être chèrement payé…

5. Combien rapportent-ils ? 

Mieux vaut ne pas investir dans des GFV pour le rendement, car il est généralement très faible, de l’ordre de 1 à 1,5 % par an. Il est d’autant plus bas que le domaine dans lequel vous investissez est prestigieux, donc cher à l’achat.

Le rendement est généralement servi sous forme de bouteilles de vin. L’associé du GFV reçoit sa quote-part de fermage en proportion de la surface de vigne qu’il détient via le groupement. « Le nombre de bouteilles dépend du prix du vin dans l’appellation ou de celui du raisin en Champagne », détaille André Manière. Si le vigneron est talentueux et son vin recherché, l’investisseur profite d’un gros avantage puisqu’il reçoit ses bouteilles au prix de gros ou de primeur. D’où l’intérêt de choisir un exploitant mettant en avant la qualité, puisque la valeur commerciale des bouteilles sera parfois bien plus élevée que le prix officiel calculé pour le fermage. Comme le paiement s’effectue en vin et que le fermage peut représenter plusieurs dizaines de bouteilles, mieux vaut investir dans une appellation que vous aimez.

Les grands promoteurs de GFV mettent toutefois désormais en avant un paiement en argent, avec possibilité de le convertir en bouteilles ou de mélanger bouteilles et argent. Certains organisent également des bourses d’échanges entre leurs investisseurs, qui peuvent donc troquer certaines de leurs bouteilles contre celles d’autres domaines.

6. Quels sont les avantages fiscaux ? 

Ils sont surtout sensibles pour les détenteurs de gros patrimoine. Que ce soit pour l’Ifi ou pour les droits de succession, les parts bénéficient d’un abattement de 75 % sur leur valeur, dans la limite de 101 897 euros, et de 50 % au-delà. Ainsi, un contribuable qui détient 200 000 euros de parts de GFV ne déclarera que 74 525 euros à l’Ifi. Et, en cas de décès, c’est la même somme qui sera retenue pour le calcul des droits de succession.

Les fermages sont en revanche imposables (à la valeur officielle, pas à celle des bouteilles) et, en cas de plus-value à la sortie, celle-ci est imposée de la même manière que les biens immobiliers. Il faut donc attendre vingt-deux ans pour bénéficier d’une exonération totale sur les plus-values et trente ans sur les prélèvements sociaux.

7. Quel groupement choisir ? 

En raison de la rareté de l’offre, le choix est souvent limité. La Française propose actuellement des parts dans un groupement en Alsace, mais se dirige le plus souvent vers le Bordelais. Les GFV Saint Vincent offrent en ce moment d’investir en Champagne, à Châteauneuf-du-Pape et à Saint-Estèphe. France Valley, une société qui est surtout connue pour ses groupements fonciers forestiers, lance un GFV en Champagne.

Pour optimiser votre investissement, privilégiez des appellations reconnues, voire prestigieuses, et des exploitants talentueux, qui sauront se démarquer dans leur appellation.

8. Comment les revendre ? 

Souvent souscrites pour leurs avantages successoraux, les parts de GFV sont rarement revendues en cours de vie. « Au terme du bail, soit plus de vingt ans, nous revendons nos participations et partageons les fruits de la vente entre les associés, précise Marc Bertrand. Si un investisseur a besoin de son argent avant, nous organisons la liquidité et proposons les parts en seconde main à d’autres investisseurs, en général des personnes qui sont déjà présentes dans le groupement et qui cherchent à augmenter leur participation. » Chaque société gère des listes d’attente.

9. Quels sont les frais ? 

C’est l’un des points sur lesquels la transparence n’est pas de mise et sur lesquels les professionnels se montrent peu diserts. Comptez environ 10 % de frais sur la somme investie (la moitié pour le distributeur, la moitié pour le promoteur du groupement), puis environ 10 % des fermages perçus par le groupement, qui serviront à payer les impôts fonciers, le fonctionnement de la société ainsi que son animation et son suivi. Difficile d’en savoir plus jusqu’à la souscription.

10. Combien faut-il investir ? 

Selon les promoteurs, le ticket d’entrée dans un GFV va de 30 000 à 50 000 euros. Ce n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais cela reste bien plus accessible qu’un achat de vigne en direct, où l’hectare coûte en moyenne autour de 150 000 euros.

Par Eric LEROUX

 


 

Forêts : un atout pour la succession

 Octobre 2018 – La lettre des placements

Face aux faibles rémunérations des placements dits « classiques », les actifs tangibles et/ou d’agrément retrouvent un intérêt certain. C’est le cas pour les forêts. Outre un rendement issu de la coupe du bois ou de la chasse rehaussé d’avantages fiscaux, la valorisation du foncier suit une hausse régulière. Selon les données de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural), le prix moyen de l’hectare de forêt en France a presque doublé en trente ans, passant de 2 180€ à 4 110€ en 2017. Et l’avenir semble prometteur, la demande en bois étant soutenue dans les secteurs de la construction et de l’énergie.

Les GFF, produits incontournables

Rentabiliser un tel placement en direct est ambitieux. En effet, détenir quelques hectares d’une même forêt ne suffit pas ; il est aussi indispensable de se diversifier. « Le cours du chêne suit une hausse de 15 % en moyenne depuis quatre ans, tiré par le marché florissant de la fabrication de tonneaux et de fûts », illustre Arnaud Filhol, directeur général de France Valley. « En revanche, celui des peupliers était en baisse en raison d’une surabondance de ces arbres ; pour faire face à cela, les plantations de peupliers vont certainement diminuer, et dans dix ans, il devrait y avoir une pénurie et par conséquent une hausse du cours du peuplier. » Pour pallier ces aléas, l’épargnant aura donc tout intérêt à miser sur les GFF (groupements fonciers forestiers), produits financiers dont les parts sont accessibles à partir de quelques milliers d’euros (1 000€ pour le GFF Vatel). Construits sur un principe assez similaire à celui des SCPI, ils permettent d’investir sur différentes forêts, résineuses ou feuillues, jeunes ou matures, partout en France. Ils libèrent aussi l’investisseur de tous les soucis de gestion. En dehors de l’évolution de la valeur des parts liée à celle des forêts détenues, le GFF peut verser un dividende. « Le rendement est irrégulier par nature puisque, à titre d’exemple, on ne coupe pas du bois chaque année. Il s’appréhende donc sur une très longue période et s’élève en moyenne à 2 % par an », indique Arnaud Filhol. Il faudra, au sein d’un GFF, retrancher les frais de gestion notamment, amenant une baisse du rendement moyen revenant au détenteur de parts à 1 %. Notons qu’à la sortie, une décote dite « d’illiquidité » peut aussi être retenue : « de 15 %, elle reste acquise au groupement, avec pour finalité d’offrir une prime aux épargnants les plus fidèles », justifie Marc Méneau, associé gérant chez Vatel Capital.

La fiscalité attractive : l’atout maître des GFF

Bien que minime, le risque de perte en capital existe, tout autant que celui d’illiquidité inhérent à ce type de placement. Surtout, les fonds sont bloqués cinq, voire huit ans. Face à de telles contraintes, les détenteurs bénéficient d’avantages fiscaux intéressants relevant pour la plupart du dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement en forêt. Ainsi, il est possible de prétendre, la première année, à une réduction d’impôt sur le revenu équivalente à 18 % des sommes investies dans la limite de 5 700€ pour une personne seule et de 11 400€ pour un couple. « Avec la mise en place du système de retenue à la source, l’épargnant investissant en 2018 recevra dès août 2019 la somme correspondant à l’avantage fiscal sous forme de crédit d’impôt, lequel se concrétisera par la remise d’un chèque », indique Marc Méneau. Par ailleurs, seuls 25 % de la valeur nette de vos actifs forestiers seront pris en compte dans le calcul de l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière). Enfin, comme pour tout investissement en forêt, le détenteur bénéficie d’un abattement fiscal de 75 % sur les droits applicables en cas de transmission. Attention, ce pourcentage ne s’applique que sur le montant investi en forêt, soit entre 80 et 90 % de la valeur de la part, le solde étant bien souvent en attente sur des actifs de trésorerie. Autre subtilité, l’épargnant qui aura acquis ses parts non pas au moment de la constitution du GFF mais sur le marché secondaire, ne pourra bénéficier de l’avantage fiscal en matière de transmission qu’après deux ans de conservations des parts. En revanche, les autres avantages fiscaux demeurent.

Des forêts bien assurées

Enfin, l’offre de GFF est mince et confidentielle. Parmi les principaux acteurs, mentionnons France Valley et Vatel Capital. Vous pourrez investir en direct ou passer par votre intermédiaire habituel qui prélèvera au passage jusqu’à 5 % de frais de souscription. Quoi qu’il en soit, veillez à ce que les forêts présentes dans le groupement soient bien assurées. « Cette précaution est d’autant plus importante qu’en France seulement 3 % des forêts sont assurés contre les risques d’incendie et d’intempéries (tempêtes), pourtant des risques majeurs », évalue-t-on chez France Valley. En outre, le risque phytosanitaire n’est jamais couvert par les assureurs : diversifier ses placements sur des GFF complémentaires reste la meilleure des sécurités.

 


 

Quelques mots sur le Groupement Forestier d’Investissement (GFI)

Juin 2018 – Arnaud Filhol, Directeur Générale de France Valley, est interviewé à l’occasion des assises de la « Pierre-Papier ». En effet l’AGEFI a considéré que la « Forêt-Papier » y avait sa place !


 

Que sont les Groupements Forestiers d’Investissement ?

Avril 2018 – Frédéric Raymond, directeur des partenariats de France Valley, évoque pour Club Patrimoine ce que seront les Groupements Forestiers d’Investissements, et en quoi ils diffèreront des Groupements Fonciers Forestiers classiques. 

 


Quelle place pour l’investissement foncier forestier dans l’épargne ?

 Avril 2018 - Arnaud Filhol, Directeur Général de France Valley, Société de Gestion de référence sur les Groupements Forestiers, explique pourquoi le foncier, forestier en particulier, a toute sa place dans l’épargne des français.

L’investissement dans le foncier forestier peut sembler une idée originale pour nombre de personnes. Pourtant, elle est déjà très répandue, et depuis très longtemps. En effet, la forêt est privée à hauteur de 75% en France, détenue par 3,5 millions de personnes. Ainsi, 5% de la population française détient de la forêt. Cela représente peut-être 20% des épargnants. Bien sûr, la plupart d’entre eux en ont hérité, mais ont souhaité (à raison) la conserver, et pour beaucoup, c’est le résultat d’une démarche volontaire, qui souvent aura nécessité beaucoup de patience pour trouver le bien qui leur convient.

Investir en Forêt nécessite, outre du temps pour la rechercher, des moyens financiers substantiels : quelques dizaines d’hectares d’une forêt de production, ce sont rapidement quelques centaines de milliers d’euros mobilisés. Par ailleurs, pour ce prix, pas de diversification possible, vous n’aurez qu’une forêt. Beaucoup de personnes renonceront donc, alors que la forêt présente de nombreux atouts :

  • C’est un investissement assis sur un bien réel, qui ne fera pas faillite, décorrélé des marchés financiers.
  • Il présente un potentiel de prise de valeur sur le long terme, porté par la demande pour les forêts, pour le bois, notamment dans l’énergie et dans la construction.
  • France Valley estime par ailleurs que le carbone capté et stocké par les forêts de production sera un jour valorisable (un propriétaire pourra revendre des droits à polluer aux entreprises émettrices de gaz à effet de serre), apportant un complément de revenu à ceux, modestes, procurés par les coupes de bois et les éventuels loyers de chasse.

Chacun gardera à l’esprit les risques que cela présente aussi : tempête et incendie (même s’il existe des assurances toujours prises par les Groupements Forestiers de France Valley), phytosanitaire, risque de baisse de valeur par exemple en cas de changement substantiel de fiscalité, risque de baisse de rendement si la valeur du bois diminue. Mais, si l’investisseur a du temps, sa patience jouera pour lui et ses enfants.

Les parts de Groupements Forestiers répondent à cette problématique d’accès à l’investissement forestier puisqu’en général elles sont accessibles pour quelques milliers d’euros. La Société de Gestion du Groupement Forestier se charge de tout : choisir les géographies (il y aura plusieurs forêts à différents endroits dans un Groupement Forestier), choisir les essences (cette diversification limite les risques phytosanitaires et ceux de variation des cours de chaque essence), et choisir les maturités (détenir à la fois des forêts matures de rendement et des forêts en croissance). L’associé sera informé des évolutions de la valeur des forêts, des exploitations qui y sont conduites ; il recevra tous les éléments pour déclarer ses impôts, participera aux assemblées générales…

Les Groupements Forestiers sont des sociétés civiles à caractère particulier, créées en 1954. Leur objectif premier était de faciliter les successions, sans pour autant être contraint de vendre le patrimoine forestier familial, souvent plus que centenaire, par petits morceaux. Cet outil a donc été longtemps réservé aux propriétaires forestiers existants. Ceci évolue aujourd’hui car, depuis la directive européenne AIFM transposée en France en 2014, un Groupement Forestier doit légalement être géré par une Société de Gestion de Portefeuille agréée par l’Autorité des Marchés Financier spécifiquement pour cette activité ; ce Groupement Forestier a le statut de fonds d’investissement et à ce titre est doté d’un dépositaire (organisme qui surveille l’usage des capitaux). Bref, cela devient un produit financier à part entière.

Il reste quelques étapes à franchir pour s’éloigner un peu plus des caractéristiques de la société civile familiale qu’est encore un Groupement Forestier, avec en particulier le fait que les associés sont potentiellement responsables des dettes, non recouvrées du Groupement Forestier, au-delà de leurs apports en capital. Par ailleurs, la liquidité des parts doit pouvoir être améliorée.

Ce devrait être le cas avec les GFI, « Groupements Forestiers d’Investissement », qui ne seront autres que des Groupements Forestiers faisant offre au public, prévoyant la limitation du risque des associés. Ces derniers n’existent pas encore, mais devraient voir le jour dans les prochains mois ; le décret d’application est attendu cette année. C’est pourquoi France Valley propose, aujourd’hui déjà, des parts de Groupements Forestiers, qui seront transformés en Groupements Forestiers d’Investissement dès que cela sera possible.

Cette transformation juridique des Groupements Forestiers accompagne une demande de fond constatée par France Valley depuis plusieurs années : l’investissement foncier, forestier en particulier, est plébiscité par les épargnants qui, de plus en plus, le voient comme une épargne classique, qui va venir compléter un patrimoine investi dans l’immobilier, l’assurance vie, et dans les marchés financiers avec notamment un PEA. La part de la forêt, comme tout investissement, doit rester raisonnable dans un patrimoine et surtout, ce doit être la part long terme, voire construite pour la génération suivante.

Viennent s’ajouter quelques particularités fiscales : la forêt est un actif avec une valeur foncière, et une valeur de revenus futurs (les bois qui seront coupés) : seule la valeur foncière est taxée lors d’une transmission (un abattement de 75% est appliqué sur la valeur globale de la forêt pour calculer les droits de transmission lors d’une succession ou d’une donation). La rentabilité d’une petite forêt est très irrégulière (pour caricaturer, un revenu significatif tous les 15 ans) : les produits de coupes sont donc taxés tous les ans, mais sur la base d’un forfait réduit, quelque soit le montant réel des coupes de bois. Enfin, ces revenus sont modestes, aussi l’Etat a mis en place un dispositif de réduction d’Impôt sur le Revenu de 18% lors de l’acquisition de part de Groupements Forestiers (en contre partie d’une durée de blocage des parts). Ainsi, les Groupements Forestiers présentent une fiscalité attractive, compte tenu des caractéristiques de cet actif.

Finalement, en associant les caractéristiques intrinsèques de cet investissement, les dispositifs fiscaux adaptés et la réglementation financière qui s’améliore continuellement depuis plusieurs années, l’investissement foncier forestier, notamment via les parts de Groupements Forestiers, a toute sa place dans l’épargne de chacun.


 

Groupements Forestiers à la une : interview d’Arnaud Filhol, DG de France Valley par les Echos

Février 2018 – Extraits – pour lire l’article en entier cliquez ICI

« Investir des sommes importantes dans des groupements forestiers pour préparer sa succession, précise Arnaud FILHOL, Directeur Général de FRANCE VALLEY, convient notamment aux particuliers qui ont plus de 70 ans comme solution alternative à l’assurance-vie [Les primes d'assurance-vie versées après 70 ans étant soumises aux droits de succession après un abattement spécifique de 30.500 euros commun aux bénéficiaires]. »

« Un autre avantage du Groupement Forestier d’Investissement (GFI) par rapport au groupement forestier classique actuel, souligne Arnaud FILHOL, tient au fait qu’en cas de défaillance du Groupement Forestier d’Investissement, la responsabilité de l’investisseur sera limitée à son apport. Concernant les groupements forestiers actuels, du fait de leur forme juridique de société civile, un créancier peut, après avoir vainement recherché le groupement forestier défaillant, réclamer les sommes dues à l’investisseur, qui risque donc plus que sa mise. »


La Loi de Finance pour 2018 est votée : quels impacts ?

Communiqué Groupementsforestiers.com - 06/01/2018

Le Projet de Loi de Finance n’aura finalement été que peu modifié, notamment s’agissant de la fiscalité forestière et de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière)

L’ISF est mort, vive l’IFI. Ce dernier est une taxe sur la fortune immobilière, dont l’objectif affiché est de flécher l’épargne vers l’économie productive. Se pose donc la question de savoir comment l’investissement forestier, foncier, est traité. Si j’investi dans un Groupement Forestier mes disponibilités financières qui échappaient à l’IFI, vais-je augmenter ma base taxable à cet impôt ? Pour comprendre la réponse, revenons sur un principe : depuis qu’existait l’impôt sur les succession, se posait la question du calcul de la valeur des forêts pour arrêter le montant des droits. En effet, s’agissant d’une terre agricole, le blé qui pousse dessus, les revenus futurs des coupes des années suivantes, ne sont pas ajoutés à la valeur foncière de la terre pour calculer la base taxable lors de la transmission du patrimoine. Dès lors, il apparaissait que les arbres poussant sur une terre devaient être considérés eux aussi comme une récolte future, et que seule la terre devait être taxées lors de la succession ou de la donation. C’est ainsi que depuis 1930 la valeur des forêts est retenue après un abattement de 75%, correspondant peu ou prou à la part des bois sur pieds dans la valeur de l’ensemble. Par ailleurs, taxer lourdement à chaque génération, c’est à dire tous les 25 ans, une récolte qui est réalisée en moyenne en 80 ans, cela retirerait tout intérêt économique à l’investissement forestier.

De la même manière , le patrimoine forestier n’était retenu que pour 25% de sa valeur pour calculer l’ISF. Cette disposition est reprise pour l’IFI : une forêt détenue en direct n’est intégrée dans le patrimoine taxable à l’IFI que pour 25% de sa valeur. Nous attirons votre attention sur le fait que ces abattements (dans le cadre de transmission ou s’agissant de l’IFI) sont assortis d’une contraire : en contrepartie de ce bénéfice, le propriétaire forestier s’engage à gérer durablement les forêts pendant une durée de 30 ans.

S’agissant des parts de Groupements Forestiers le principe est le même que pour la détention d’une forêt en direct, par transparence : la valeur des parts du Groupement Forestier retenue pour calculer l’IFI est composée d’une part de trésorerie (sur laquelle il n’y a pas d’abattement), et de 25% de la valeur des forêts détenues par le Groupement Forestier. C’est ce dernier qui en contrepartie prend l’engagement de gestion durable pendant 30 ans, et son gérant devra annuellement vous transmettre la valeur des parts taxable à l’IFI.

Dans certains cas, les parts peuvent échapper totalement à l’IFI, notamment s’agissant des Groupements Forestiers de France Valley : contactez-nous pour en savoir plus en cliquant ici : demande d’information


Projet de Loi de Finance : il est possible de réduire l’IFI

Communiqué Groupementsforestiers.com – 18/10/2017

Le Projet de Loi de Finance, dans sa rédaction au jour de la publication de cet article, permet de réduire son IFI pour tout investissement en Groupement Forestier réalisé dans le cadre de la loi TEPA avant le 31 décembre 2017.

Le projet de Loi de Finance (le PLF) prévoit la suppression de l’ISF, au profit d’un nouvel impôt, l’Impôt sur la Fortune Immobilière, l’IFI. Cet impôt reprend tous les principes de l’ancien ISF, en supprimant les actifs financiers de sa base taxable. Les taux ne changent pas. Il n’est cependant pas prévu que la loi TEPA, qui permettait de réduire l’ISF de 50% du montant investi dans une PME (dont les Groupements Forestiers), soit élargi pour réduire également l’IFI. Cependant, le PLF prévoit que tout investissement éligible à la loi TEPA réalisé avant le 31 décembre prochain, permettra de réduire l’IFI. Après cette date il n’existera plus de moyen de réduire l’IFI.

Concrètement, en investissant 10.000 euros dans un Groupement Forestier, il est possible de réduire le montant de l’IFI qui sera dû l’année prochaine, à hauteur de 5.000 euros, pour peu que cette opération ait été effectuée avant le 31 décembre prochain. Pour ceux qui seront soumis à ce nouvel impôt malgré une base taxable limitée à l’immobilier, c’est donc la dernière possibilité de bénéficier de ce dispositif fiscal attrayant. France Valley, qui propose ces investissements en Groupements Forestiers, s’engage même à rembourser les investisseurs qui en feraient la demande, dans l’hypothèse où ce dispositif en cours de discussion à l’Assemblée ne serait finalement pas adopté en fin d’année.

Comme nous le faisons à chaque fois sur ce site, nous rappelons ici que l’avantage fiscal suppose des contreparties (risque, durée de blocage), et ne peut constituer la seule motivation de l’investissement.

France Valley, Société de Gestion de Portefeuille spécialisée dans les Groupements Forestiers, met à disposition un Guide des Investisseurs, qui, outre cette actualité fiscale, rappelle les informations essentielles pour appréhender l’investissement dans un Groupement Forestier, positives ou pas. Vous pouvez le télécharger en cliquant ICI.


Communiqué ASFFOR – 17/10/2017

Les Groupements Forestiers d’Investissement enfin reconnus

Le 4 octobre dernier, le Conseil des ministres a rendu fonctionnel les Groupements Forestiers d’Investissement en promulguant les derniers textes législatifs indispensables à leur existence. Un cadre attendu par la profession qui, maintenant, va veiller à la sortie rapide des mesures d’accompagnement.

Paris, le 17 octobre 2017 – « A l’heure où la finance verte et la transition écologique intéressent les investisseurs, nous nous réjouissons que la forêt dispose enfin d’un véhicule de placement et de collecte de capitaux comme toutes les autres classes d’actifs » déclare Pierre Achard, président de l’Association des Sociétés et groupements Fonciers et Forestiers (ASFFOR) qui poursuit, « cette structure permettra de clarifier et d’organiser l’offre auprès des investisseurs particuliers ou institutionnels ». En effet, le Conseil des Ministres, via l’ordonnance n° 2017-1432 portant modernisation du cadre juridique de la gestion d’actifs et du financement par la dette, rend fonctionnels les Groupements Forestiers d’Investissement. Les GFI sont désormais soumis aux mêmes règles de gouvernance, de sécurité, d’information et de commercialisation que les autres classes d’actifs et en particulier les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) : les GFI figurent maintenant dans le même paragraphe du code monétaire et financier que les SCPI.

Ce fonds d’investissement alternatif par objet, dédié à la forêt, sera en mesure de procéder par offre au public pour la diffusion des parts. Autre avantage, au sein d’une même société de gestion les groupements forestiers qu’elle gère auront la possibilité de fusionner pour créer un GFI. « En se rassemblant, nous serons en mesure d’offrir des véhicules de taille plus importante, capable de proposer une meilleure dispersion des risques, d’organiser la liquidité des parts en appliquant les règles qui régissent le fonctionnement du marché secondaire des SCPI » précise Pierre Achard.

Suite à la présentation de l’ordonnance par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, les Groupements Forestiers d’Investissement sont désormais considérés comme des instruments financiers à part entière. Si ce texte ne sera pas appliqué avant le premier trimestre 2018, il convient à présent de rédiger, avec les autorités de tutelle que sont le régulateur, l’AMF, la direction générale du trésor et le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, les mesures d’accompagnement. « Nous travaillons d’ores et déjà aux différents textes d’application (décret et règlement général de l’AMF). A ce propos la démarche volontariste de l’AMF, à laquelle nous sommes sensibles, permettra aux GFI d’être opérationnels dans les meilleurs délais, c’est ce qu’attendent les sociétés de gestion dont les groupements adhèrent à l’ASFFOR » ajoute Pierre Achard.


 Les Echos Patrimoine – 13 octobre 2017

La forêt, un placement sécurisant dans le temps
Faible rendement mais valeur en hausse, la forêt séduit tous types d’investisseurs, des grandes fortunes aux épargnants plus modestes.

Valeur refuge, bien tangible à transmettre à ses héritiers, le placement forestier séduit tous types d’investisseurs, des grandes fortunes aux particuliers plus modestes. Les forêts rapportent peu – le rendement tourne, globalement, autour de 2 % bruts par an, soit de l’ordre de 1 % net après frais (gestion, assurances…). Si la forêt est bien gérée et les essences recherchées, il peut atteindre 3,6 % annuels.

Deplus-values sont possibles. « La valeur des forêts croît depuis vingt ans de 3,2 %, en moyenne, par an, précise Arnaud Filhol, directeur général de France Valley Investissement, ce qui fait de ce placement un actif décorrelé des marchés financiers. » Mais il faut être patient. L’investissement forestier s’inscrit dans une logique de diversification pour le très long terme.

Bientôt des GFI, sorte de SCPI forestière

Comment y accéder ? Il est possible d’acheter en direct des bois et des forêts, du petit lopin jusqu’à des parcelles de plus de 100 hectares, qui se négocient, en moyenne,  4.100 euros l’hectare aujourd’hui . L’investissement peut aussi être réalisé par l’achat de parts de groupements forestiers. Les épargnants n’ont alors plus le souci de la gestion de la forêt, mais ils n’en ont pas la jouissance. Ce placement permet de limiter le risque, car le groupement investit dans des massifs diversifiés. Accessible à partir de 5.000 euros, le ticket moyen se situe à 25.000 euros.

Encore trop confidentiel, le groupement forestier va bénéficier, sous peu, d’une transformation en GFI (groupement forestier d’investissement), sorte de SCPI forestière. Ce qui permettra de démocratiser le placement forestier. […]

Fiscalité très avantageuse

L’investissement forestier ne s’improvise pas. Les particuliers devront se méfier des vendeurs peu professionnels qui n’ont pas fait expertiser leurs biens avant de le mettre en vente et dont les prix sont fantaisistes.

Les propositions d’achat et de vente sur Internet sont nombreuses. Attention à vérifier que la société a pignon sur rue et détient une réelle expertise. Il est conseillé de s’entourer d’un professionnel pour éviter les aléas.

L’achat de forêt bénéficie d’une fiscalité attrayante en matière d’impôt sur le revenu (réduction d’impôt de 18 % des sommes investie, plafonnée et sous conditions), mais aussi pour les redevables de l’ISF. S’ils achètent en direct, ils profitent d’un abattement de 75 % de la valeur de la forêt sous certaines conditions.

[…] Pour l’heure,  dans le cadre de la réforme de l’ISF , les groupements forestiers, intégrés dans l’assiette du nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI), conserveraient les exonérations dont ils bénéficient. En revanche, la réduction ISF Tepa de 50 % du montant investi, sous conditions, ouverte par un investissement en PME via un groupement forestier « ne sera pas reconduite en 2018 », précise Arnaud Filhol.

Par ailleurs, lors d’une donation ou d’une succession, l’exonération est la même, c’est-à-dire à hauteur des trois quarts pour la forêt et assimilés, pour les droits de mutation à titre gratuit. Enfin, la vente en direct ou via un groupement forestier relève du régime des plus-values immobilières des particuliers.


Le Figaro.fr Immobilier - 17 octobre 2016

La France comptera bientôt 24 immeubles en bois supplémentaires

Les constructions en bois vont continuer à se développer en France. Parmi les projets, on compte 18 immeubles de logements, quatre immeubles de bureaux, une école d’enseignement supérieur et un hôtel.

Vingt-quatre sites répartis sur l’ensemble du territoire français ou presque ont finalement été retenus pour la construction d’immeubles en bois de grande hauteur, au terme d’un appel à projets qui vise à dynamiser la filière bois, a annoncé l’Association pour le développement des immeubles à vivre bois (Adivbois).

Parmi ces constructions, qui feront finalement de 7 à 16 étages (majoritairement 10 étages ou plus), il y aura 18 immeubles de logements, qui représentent environ 1600 logements, quatre immeubles de bureaux, une école d’enseignement supérieur et un hôtel. À ces 24 projets s’ajoutent «12 projets déjà lancés» d’immeubles de moyenne et grande hauteur qui n’ont pas été retenus car trop avancés, mais se sont rapprochés de l’Adivbois pour bénéficier de son expertise.

Au total, ce sont donc quelque 36 immeubles en bois qui seront construits en France dans un avenir proche. «Une fois que les projets seront désignés, la construction débutera à partir de fin 2017, début 2018», a déclaré Frank Mathis, président d’Adivbois, qui rappelle que, s’agissant des immeubles en bois, dont les éléments sont préfabriqués en usine, la durée des chantiers est ramenée à 12 mois maximum. La prochaine étape consiste à désigner les équipes qui concevront et réaliseront les immeubles. Les résultats seront annoncés le 13 septembre 2017, selon l’Adivbois.

 440.000 emplois

Outre l’intérêt écologique du bois, notamment en matière d’économies d’énergie, ces constructions utiliseront du bois français, voire local, afin de relancer la filière en amont. Il s’agit d’une «première mondiale», pour Frank Mathis, qui affirme qu’aucun pays n’a lancé d’action concertée de ce type et de cette envergure.

Les logements construits seront à peu près pour moitié des logements sociaux et pour une autre moitié des logements destinés à l’accession à la propriété, selon Frank Mathis, qui vante leur confort, mais aussi leur très faible coût de maintenance par rapport à une construction classique. Pour Paul Jarquin, président-fondateur de REI, leader de la promotion d’immeubles en bois, le principal obstacle au développement de la constructiond’immeubles en bois en France sont les «freins psychologiques» et autres a priori vis-à-vis de ce «matériau du XXIe siècle». Comme Frank Mathis, il espère que la France rattrapera son retard sur le voisin allemand, pour passer de moins de 10% de construction de logements en bois à près de 15% au cours des prochaines années. La filière bois représente 440.000 emplois, mais aussi 10% du déficit total de la balance commerciale française.

Note : Les groupements forestiers sont un atout de développement et de renforcement de la filière forêt-bois. En participant à la gestion durable des forêts, les groupements forestiers favorisent le dialogue entre les secteurs en amont (les producteurs) et en aval (la transformation), avec au centre un élément stratégique : les scieries.


Club Patrimoine – 27 septembre 2016

« 3,5 millions de propriétaires forestiers en France. » Les Groupements Forestiers de France Valley sur Patrimonia

Les forestiers redoutent les tempêtes, mais c’est un investissement qui a le vent en poupe ! Et cela ne date pas d’hier, puisqu’il y a en France 3,5 millions de propriétaires forestiers. Une part importante des épargnants ont donc de la forêt dans leur Patrimoine, dont ils ont hérité et qu’ils conservent, où qu’ils ont acheté. Aujourd’hui pour acheter une forêt il faut investir plusieurs centaines de milliers d’euros… ou choisir les parts Groupements Forestiers : un peu comme les SCPI qui permettent d’accéder à de l’investissement immobilier diversifié avec une mise modeste, il est possible à partir de 5.000 euros de devenir indirectement propriétaire de plusieurs forêts, dans plusieurs régions, d’essences et de maturités variées que l’on retrouvera dans l’actif du Groupement Forestier.
 
Avec 26 M€ de collecte l’an dernier et 22 M€ sur le premier semestre 2016, France Valley est l’acteur de référence de la gestion de Groupement Forestier. France Valley ne dispose pas de stand pendant Patrimonia, mais Arnaud Filhol, son Directeur Général et co-fondateur animera une Agora Métier, le vendredi 30 à 11h15, pour présenter le fonctionnement de ce qui est une véritable classe d’actif dans le patrimoine des épargnants.
N.B. : Patrimonia est un salon réservé aux professionnels, qui permet aux Conseillers en Gestion de Patrimoine de rencontrer les Sociétés de Gestion de Portefeuille et de faire le point sur les solutions d’investissement existantes, pour conseiller au mieux leurs clients. France Valley y présentera l’investissement forestier au travers des Groupements Forestiers.

Le Figaro – 27 septembre 2016

Stéphane Le Foll, ministre de tutelle des gérants de Groupements Forestiers, poursuit son travail en faveur de l’investissement forestier et de sa filière.

« On l’oublie souvent cette autre casquette! Stéphane Le Foll est aussi le ministre de la Forêt, en plus d’être celui de l’Agriculture. On ne pourra pas dire qu’il est resté les bras croisés face aux attentes des forestiers, même si ses réponses restent encore trop modestes par rapport aux enjeux du secteur.

En effet, le ministre de la Forêt a annoncé lundi qu’il allait quasiment tripler les moyens financiers consacrés au fond stratégique de la forêt et du bois, créé il y a trois ans à son initiative. «Pour mener une politique ambitieuse d’investissements et d’innovation, ce fonds sera (… ) porté à plus de 28 millions d’euros», a-t-il annoncé, lors d’un colloque organisé par l’Association française des eaux et des forêts (AFEF) au Sénat.

Ces moyens supplémentaires – financés sur le budget 2017 du ministère de l’Agriculture – doivent servir d’effet levier pour atteindre, avec les autres co-financeurs (Europe, régions, fonds privés, BPIBEI…) l’objectif des 100 millions d’euros d’investissements nécessaires, selon le ministre, «pour moderniser la filière d’amont en aval».

Stéphane Le Foll a par ailleurs précisé qu’il présiderait cet automne une «Conférence des financeurs», afin de décliner les priorités d’intervention du fonds stratégique et de préparer un appel à projet «investissement et innovation», lancé d’ici la fin 2016. Parmi les investissements à mener d’urgence: créer des scieries, des voies d’évacuation du bois, replanter des arbres.

Une balance commerciale déficitaire

Enfin, le ministre de l’Agriculture et de la Forêt a rappelé son attachement à une approche plus collective du développement de la gestion durable des forêts, au travers des groupements d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF), créés par la loi d’Avenir de 2014. Actuellement, la propriété de la forêt française est très émiettée, avec 3,5 millions de propriétaires. Se réunir et créer des filières intégrées jusqu’à la scierie et la transformation en meubles serait plus efficace. D’où la création de ces GIEEF.

Les responsables de la filière réagissent plutôt positivement à cette annonce. «La demande de bois explose en France, notamment dans la construction et le bois énergie, note Antoine d’Amécourt, président des Forestiers privés de France. La forêt est un gisement de créations de richesses et d’emplois pour l’économie, alors que le chômage augmente en France. Nous avons besoin de 150 millions d’euros pour relancer la filière de la forêt et du bois. On attend de voir venir les fonds promis par le ministre»

Pour l’instant, la forêt privée (les trois quarts de la superficie de la forêt française) représente 400.000 emplois, un chiffre d’affaires de 60 milliards d’euros et une balance commerciale nettement déficitaire. La ressource existe en France mais est transformée hors du pays à cause d’un outil industriel vieillissant et une main-d’œuvre trop coûteuse. Un exemple: les grumes de chêne des forêts françaises partent en Chine et reviennent par containers sous forme de parquets dans l’Hexagone! Pourquoi ne pas faire plus simple en fabriquant du Made in France? »

Investir en forêt soutient l’emploi dans de nombreuses régions françaises.


17 mai 2016

Publication de l’indicateur 2016 des forêts en France

Groupement Forestier d'Investissement bois de chauffage

Groupement Forestier d’Investissement bois de chauffage

L’indicateur du marché des forêts en France, édité par les SAFER, est disponible. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

En synthèse, il doit être retenu que le prix à l’hectare a progressé en France de 2,8% en 2015, pour dépasser 4.000 euros par hectares; cependant retenez bien qu’il s’agit d’une moyenne. C’est comme l’immobilier, où le mètre carré dans un arrondissement recherché à Paris n’aura pas le même prix que celui d’une petite ville mal desservie. En forêt le principe est proche : pour un Groupement Forestier d’investissement excluant les forêts de mauvaise qualité (forêt dédiées à la chasse, inaccessibles, dans des zones dangereuses d’un point de vue incendie, forêts dépourvues de bois de qualité, pentes trop élevées, mauvaises expositions…), le prix moyen à l’hectare sera très supérieur à cette moyenne nationale. Cela ne signifie pas que ces forêts sont achetées trop chères, mais que le gérant du Groupement Forestier d’investissement se concentre sur des biens de qualité, sur des forêts « chargées en bois ». Le premier déterminant du prix d’une forêt, c’est le volume de bois à l’hectare, qui peut varier de quelques dizaines de mètres cubes, à plusieurs centaines. Certains gérants ont systématiquement recours à des Experts Forestier agréés indépendants pour réaliser une expertise de valeur des forêts avant leur acquisition, ce qui dans un marché tendu (plus de demande que d’offre), semble préférable.

Deuxième fait saillant qui ressort de cette étude, les forêts de grande surface sont rares. Elles le sont d’abord parce que la forêt française est très morcelée, mais aussi parce que les propriétaires de grandes forêts d’exploitation, qui intéresseront un Groupement Forestier d’investissement, préféreront les conserver. En effet elles leur apportent un revenu complémentaire non négligeable par rapport au rendement monétaire, et elles sortent en partie de leur assiette taxable à l’ISF. En 2015, seulement 100 forêts de plus de 100 hectares se sont échangées en France ! Ainsi est-il primordial que le gérant du Groupement Forestier d’investissement qui collecte des capitaux ait constitué un réseau d’indicateurs partout en France pour trouver des forêts intéressantes. Investir en forêt est bien une affaire de spécialistes.
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