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Quels sont les risques en forêt ?

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Risques climatiques

Les risques climatiques les plus fréquents sont assurables. Ce sont les tempêtes, le gel, les neiges lourdes qui peuvent casser les cimes, ou la grêle. Ces assurances permettent de compenser une partie de la perte subie, avec une indemnité qui permettra notamment de replanter les arbres touchés et de financer l'entretien de ces plantations. Ces assurances ont un coût non négligeable, et par exemple dans le cas d'une tempête nationale à l'issue de laquelle le cours du bois s'effondrerait, il resterait une perte de valeur des forêts et donc des parts du Groupement Forestier, malgré l'assurance.

Le réchauffement climatique est aussi un danger qui fait déjà ressentir ses effets. Des sécheresses prolongées fragilisent les arbres, qui seront alors moins résistants aux maladies et attaques d'insectes. Il n'existe pas d'assurance pour couvrir un tel risque, aussi le gérant du Groupement Forestier doit anticiper cette problématique en choisissant des stations forestières assez arrosées pour les essences en place. Dans le cas contraire, il pourra progressivement implanter des essences plus adaptées à la station. Par exemple, au sud de la Loire, il privilégiera le chêne sessile par rapport au chêne pédonculé. Le premier est moins résistant au gel, sa régénération naturelle plus difficile à obtenir, mais il est moins exigeant en eau que le second.

Incendie vert

Risques d'incendies

L'incendie est souvent le premier risque qui vient à l'esprit s'agissant des forêts. Ces derniers sont plus spectaculaires, et donc médiatiques, que les tempêtes pourtant plus fréquentes. Par ailleurs, dès lors que l'on a exclu la moitié sud de la région PACA, statistiquement ce sont déjà plus de 90% des incendies qui sont écartés. Par ailleurs ce risque est assurable. La couverture choisie dépendra de la nature de la forêt. Par exemple une jeune plantation résineuse, résistante à la tempête, sera plus exposée à l'incendie qu'une futaie de chênes. L'entretien de la forêt, la présence de bassins d'eau pour les pompiers, parfois la mise en place de vigies, permettront de limiter encore ce risque. Mais, c'est, comme pour tous les autres risques, la diversification avec plusieurs forêts, d'essences diverses et de maturités variées, qui permettra de s'en écarter le plus.

Beetle vert

Risques phytosanitaires

C'est un des rares risques qui ne peut être assuré en forêt, et il est fréquent. Il peut s'agir de champignons ou d'insectes, qui en général vont attaquer une espèce d'arbre en particulier, et pourront en ralentir la croissance, voire le tuer tout à fait. Par exemple aujourd'hui le frêne est touché en France par la calarose, un champignon, qui contraint à récolter les arbres au fur et à mesure de la progression des dégâts. Il pourrait disparaître du territoire. De même, l'épicéa, dans le quart Nord-Est, est fortement touché par des scolytes. Devant de tels risques, il apparaît essentiel que le Groupement Forestier détienne plusieurs forêts de natures différentes, et que le gérant veille, au moment des acquisitions, à l'état sanitaire de la forêt et des forêts voisines.

Risques spécifiques aux Groupements Forestiers

Que ce soit en détenant directement une forêt ou via des parts de Groupements Forestiers, il y aura toujours un risque de perte en capital. La valeur des parts variera, à la hausse ou à la baisse avec la valeur du foncier forestier. Dans les deux cas la rentabilité de cet investissement n’est pas non plus garantie (Cf. l’onglet “Performances”). Il existe par ailleurs des risques spécifiques aux Groupements Forestiers.

LIQUIDITES VERT

Liquidité non garantie

La liquidité des parts d'un Groupement Forestier n'est pas garantie, tant s'agissant du temps nécessaire à cette liquidité que s'agissant du prix de cession. Elle peut prendre du temps, et toutes les Sociétés de Gestion de Portefeuille n'assurent pas l'animation du marché secondaire. Prêtez donc attention à cet aspect. S'agissant de France Valley, elle l'organise en s'inspirant de celle des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), qui a montré son efficacité depuis plus de 20 ans. Elle restera cependant dépendante de la demande d'investisseurs pour investir dans ses Groupements Forestiers. Ainsi, si aujourd'hui elle est rapide, cela pourrait ne plus être le cas dans quelques années. Il est donc important de ne pas investir des capitaux dont vous pourriez avoir besoin rapidement. En outre cet investissement doit s'envisager sur une période de 10 ans minimum.

CONTRAT VERT

Responsabilité des Associés

Les Groupements Forestiers sont des Sociétés Civiles. A ce titre, contrairement à une Société Anonyme par exemple, la responsabilité des Associés n'est pas limitée à leurs apports. Font exception à cette règle les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) et les GFI (Groupements Forestiers d'Investissement), mais à ce jour, il n'existe aucun GFI qui ait obtenu un Visa de l'Autorité des Marchés Financiers ; donc aucun GFI qui bénéficie de cette exception. Même si le Groupement Forestier porte le nom de GFI et que cette responsabilité est limitée dans ses statuts, cela ne permet pas de s'exonérer de la loi. Prêtez donc attention à ce qui vous est présenté.

La conséquence est que les Associés pourraient être amenés à combler le passif d'un Groupement Forestier au-delà de leur investissement, à proportion de leur détention du capital. Cela suppose que le Groupement Forestier ait contracté des dettes et qu'il ait été vainement poursuivi par ses créanciers. Ce risque semble donc assez théorique, à la connaissance de France Valley ce cas ne s'est jamais produit, mais veillez à n'investir que dans des Groupements Forestiers n'ayant pas recours à l'emprunt, notamment pour acquérir ses forêts.

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Rédigé par nos experts

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