Actualités

Le Figaro.fr Immobilier - 17 octobre 2016

La France comptera bientôt 24 immeubles en bois supplémentaires

Les constructions en bois vont continuer à se développer en France. Parmi les projets, on compte 18 immeubles de logements, quatre immeubles de bureaux, une école d’enseignement supérieur et un hôtel.

Vingt-quatre sites répartis sur l’ensemble du territoire français ou presque ont finalement été retenus pour la construction d’immeubles en bois de grande hauteur, au terme d’un appel à projets qui vise à dynamiser la filière bois, a annoncé l’Association pour le développement des immeubles à vivre bois (Adivbois).

Parmi ces constructions, qui feront finalement de 7 à 16 étages (majoritairement 10 étages ou plus), il y aura 18 immeubles de logements, qui représentent environ 1600 logements, quatre immeubles de bureaux, une école d’enseignement supérieur et un hôtel. À ces 24 projets s’ajoutent «12 projets déjà lancés» d’immeubles de moyenne et grande hauteur qui n’ont pas été retenus car trop avancés, mais se sont rapprochés de l’Adivbois pour bénéficier de son expertise.

Au total, ce sont donc quelque 36 immeubles en bois qui seront construits en France dans un avenir proche. «Une fois que les projets seront désignés, la construction débutera à partir de fin 2017, début 2018», a déclaré Frank Mathis, président d’Adivbois, qui rappelle que, s’agissant des immeubles en bois, dont les éléments sont préfabriqués en usine, la durée des chantiers est ramenée à 12 mois maximum. La prochaine étape consiste à désigner les équipes qui concevront et réaliseront les immeubles. Les résultats seront annoncés le 13 septembre 2017, selon l’Adivbois.

 440.000 emplois

Outre l’intérêt écologique du bois, notamment en matière d’économies d’énergie, ces constructions utiliseront du bois français, voire local, afin de relancer la filière en amont. Il s’agit d’une «première mondiale», pour Frank Mathis, qui affirme qu’aucun pays n’a lancé d’action concertée de ce type et de cette envergure.

Les logements construits seront à peu près pour moitié des logements sociaux et pour une autre moitié des logements destinés à l’accession à la propriété, selon Frank Mathis, qui vante leur confort, mais aussi leur très faible coût de maintenance par rapport à une construction classique. Pour Paul Jarquin, président-fondateur de REI, leader de la promotion d’immeubles en bois, le principal obstacle au développement de la constructiond’immeubles en bois en France sont les «freins psychologiques» et autres a priori vis-à-vis de ce «matériau du XXIe siècle». Comme Frank Mathis, il espère que la France rattrapera son retard sur le voisin allemand, pour passer de moins de 10% de construction de logements en bois à près de 15% au cours des prochaines années. La filière bois représente 440.000 emplois, mais aussi 10% du déficit total de la balance commerciale française.

Note : Les groupements forestiers sont un atout de développement et de renforcement de la filière forêt-bois. En participant à la gestion durable des forêts, les groupements forestiers favorisent le dialogue entre les secteurs en amont (les producteurs) et en aval (la transformation), avec au centre un élément stratégique : les scieries.

 


Club Patrimoine – 27 septembre 2016

« 3,5 millions de propriétaires forestiers en France. » Les Groupements Forestiers de France Valley sur Patrimonia

Les forestiers redoutent les tempêtes, mais c’est un investissement qui a le vent en poupe ! Et cela ne date pas d’hier, puisqu’il y a en France 3,5 millions de propriétaires forestiers. Une part importante des épargnants ont donc de la forêt dans leur Patrimoine, dont ils ont hérité et qu’ils conservent, où qu’ils ont acheté. Aujourd’hui pour acheter une forêt il faut investir plusieurs centaines de milliers d’euros… ou choisir les parts Groupements Forestiers : un peu comme les SCPI qui permettent d’accéder à de l’investissement immobilier diversifié avec une mise modeste, il est possible à partir de 5.000 euros de devenir indirectement propriétaire de plusieurs forêts, dans plusieurs régions, d’essences et de maturités variées que l’on retrouvera dans l’actif du Groupement Forestier.
 
Avec 26 M€ de collecte l’an dernier et 22 M€ sur le premier semestre 2016, France Valley est l’acteur de référence de la gestion de Groupement Forestier. France Valley ne dispose pas de stand pendant Patrimonia, mais Arnaud Filhol, son Directeur Général et co-fondateur animera une Agora Métier, le vendredi 30 à 11h15, pour présenter le fonctionnement de ce qui est une véritable classe d’actif dans le patrimoine des épargnants.

 

N.B. : Patrimonia est un salon réservé aux professionnels, qui permet aux Conseillers en Gestion de Patrimoine de rencontrer les Sociétés de Gestion de Portefeuille et de faire le point sur les solutions d’investissement existantes, pour conseiller au mieux leurs clients. France Valley y présentera l’investissement forestier au travers des Groupements Forestiers.

 


Le Figaro – 27 septembre 2016

Stéphane Le Foll, ministre de tutelle des gérants de Groupements Forestiers, poursuit son travail en faveur de l’investissement forestier et de sa filière.

« On l’oublie souvent cette autre casquette! Stéphane Le Foll est aussi le ministre de la Forêt, en plus d’être celui de l’Agriculture. On ne pourra pas dire qu’il est resté les bras croisés face aux attentes des forestiers, même si ses réponses restent encore trop modestes par rapport aux enjeux du secteur.

En effet, le ministre de la Forêt a annoncé lundi qu’il allait quasiment tripler les moyens financiers consacrés au fond stratégique de la forêt et du bois, créé il y a trois ans à son initiative. «Pour mener une politique ambitieuse d’investissements et d’innovation, ce fonds sera (… ) porté à plus de 28 millions d’euros», a-t-il annoncé, lors d’un colloque organisé par l’Association française des eaux et des forêts (AFEF) au Sénat.

Ces moyens supplémentaires – financés sur le budget 2017 du ministère de l’Agriculture – doivent servir d’effet levier pour atteindre, avec les autres co-financeurs (Europe, régions, fonds privés, BPIBEI…) l’objectif des 100 millions d’euros d’investissements nécessaires, selon le ministre, «pour moderniser la filière d’amont en aval».

Stéphane Le Foll a par ailleurs précisé qu’il présiderait cet automne une «Conférence des financeurs», afin de décliner les priorités d’intervention du fonds stratégique et de préparer un appel à projet «investissement et innovation», lancé d’ici la fin 2016. Parmi les investissements à mener d’urgence: créer des scieries, des voies d’évacuation du bois, replanter des arbres.

Une balance commerciale déficitaire

Enfin, le ministre de l’Agriculture et de la Forêt a rappelé son attachement à une approche plus collective du développement de la gestion durable des forêts, au travers des groupements d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF), créés par la loi d’Avenir de 2014. Actuellement, la propriété de la forêt française est très émiettée, avec 3,5 millions de propriétaires. Se réunir et créer des filières intégrées jusqu’à la scierie et la transformation en meubles serait plus efficace. D’où la création de ces GIEEF.

Les responsables de la filière réagissent plutôt positivement à cette annonce. «La demande de bois explose en France, notamment dans la construction et le bois énergie, note Antoine d’Amécourt, président des Forestiers privés de France. La forêt est un gisement de créations de richesses et d’emplois pour l’économie, alors que le chômage augmente en France. Nous avons besoin de 150 millions d’euros pour relancer la filière de la forêt et du bois. On attend de voir venir les fonds promis par le ministre»

Pour l’instant, la forêt privée (les trois quarts de la superficie de la forêt française) représente 400.000 emplois, un chiffre d’affaires de 60 milliards d’euros et une balance commerciale nettement déficitaire. La ressource existe en France mais est transformée hors du pays à cause d’un outil industriel vieillissant et une main-d’œuvre trop coûteuse. Un exemple: les grumes de chêne des forêts françaises partent en Chine et reviennent par containers sous forme de parquets dans l’Hexagone! Pourquoi ne pas faire plus simple en fabriquant du Made in France? »

Investir en forêt soutient l’emploi dans de nombreuses régions françaises.


 

17 mai 2016

Publication de l’indicateur 2016 des forêts en France

Groupement Forestier d'Investissement bois de chauffage

Groupement Forestier d’Investissement bois de chauffage

 

L’indicateur du marché des forêts en France, édité par les SAFER, est disponible. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

En synthèse, il doit être retenu que le prix à l’hectare a progressé en France de 2,8% en 2015, pour dépasser 4.000 euros par hectares; cependant retenez bien qu’il s’agit d’une moyenne. C’est comme l’immobilier, où le mètre carré dans un arrondissement recherché à Paris n’aura pas le même prix que celui d’une petite ville mal desservie. En forêt le principe est proche : pour un Groupement Forestier d’investissement excluant les forêts de mauvaise qualité (forêt dédiées à la chasse, inaccessibles, dans des zones dangereuses d’un point de vue incendie, forêts dépourvues de bois de qualité, pentes trop élevées, mauvaises expositions…), le prix moyen à l’hectare sera très supérieur à cette moyenne nationale. Cela ne signifie pas que ces forêts sont achetées trop chères, mais que le gérant du Groupement Forestier d’investissement se concentre sur des biens de qualité, sur des forêts « chargées en bois ». Le premier déterminant du prix d’une forêt, c’est le volume de bois à l’hectare, qui peut varier de quelques dizaines de mètres cubes, à plusieurs centaines. Certains gérants ont systématiquement recours à des Experts Forestier agréés indépendants pour réaliser une expertise de valeur des forêts avant leur acquisition, ce qui dans un marché tendu (plus de demande que d’offre), semble préférable.

 

Deuxième fait saillant qui ressort de cette étude, les forêts de grande surface sont rares. Elles le sont d’abord parce que la forêt française est très morcelée, mais aussi parce que les propriétaires de grandes forêts d’exploitation, qui intéresseront un Groupement Forestier d’investissement, préféreront les conserver. En effet elles leur apportent un revenu complémentaire non négligeable par rapport au rendement monétaire, et elles sortent en partie de leur assiette taxable à l’ISF. En 2015, seulement 100 forêts de plus de 100 hectares se sont échangées en France ! Ainsi est-il primordial que le gérant du Groupement Forestier d’investissement qui collecte des capitaux ait constitué un réseau d’indicateurs partout en France pour trouver des forêts intéressantes. Investir en forêt est bien une affaire de spécialistes.
Demande d’information