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Questions et réponses d’experts

Groupements Forestiers VS Achat en direct

  • Dans le cadre de la diversification de son patrimoine, la forêt a toute sa place. C’est un investissement foncier présent dans de nombreux patrimoines familiaux séculaires. C’est un investissement qui doit représenter une part raisonnable du patrimoine, il n’est pas sans risques, mais il est décorrélé des marchés financiers, sa performance se construit au rythme de la nature et de l’intérêt que présente la terre pour les investisseurs français et étrangers : il peut récompenser les épargnants patients. Son rendement est modeste mais dans le contexte de taux bas il reste performant, d’autant plus qu’il produit des revenus faiblement taxés. C’est donc de l’épargne longue, voire intergénérationnelle. Attention, même si c’est un patrimoine qui ne fera pas faillite et qui n’est pas soumis aux aléas des marchés financiers, le risque de perte en capital subsiste.
  • Optimiser fiscalement sa situation personnelle et familiale : en gardant à l’esprit que la fiscalité ne peut être le seul objectif et que ces avantages fiscaux ont des contreparties, nous vous invitons à consulter la page dédiée aux dispositifs fiscaux, qui ont été mis en place pour prendre en compte les caractéristiques économiques de la forêt : page fiscalité
  • Accompagner l’essor économique de la filière bois et donner à son épargne une utilité environnementale et sociale : la forêt a de nombreuses fonctions. Elle a un rôle économique important, un rôle social dans le cadre de la pratique de la chasse, mais aussi des promenades, et enfin, elle joue un rôle écologique, puisqu’elle abrite une part importante de la biodiversité et capte 20% des émissions de gaz à effet de serre de la France. Si l’on ajoute le fait qu’elle participe à la richesse de nos paysages, on comprend qu’elle occupe une place toute particulière dans le patrimoine national et dans l’esprit de chacun.
  • Les parts de Groupements Forestiers sont plus accessibles qu’une forêt en direct pour des surfaces permettant l’organisation de l’exploitation.
  • Un Groupement Forestier variera les massifs forestiers détenus, tant géographiquement qu’en termes d’essences et de stratégies d’exploitation (rendement versus valorisation). En général avec 2 à 5 forêts, la diversification reste limitée, mais permet d’un peu lisser les revenus (qui ne sont pas garantis pour autant), et de limiter les risques de tempête, d’incendie et d’attaque phytosanitaire.
  • En contrepartie des avantages fiscaux, certains engagements sont pris non plus par l’investisseur mais par le Groupement Forestier lui-même : c’est le Groupement Forestier qui porte par exemple l’engagement d’exploitation durable sur 30 ans pour vous faire bénéficier des avantages successoraux.
  • Les investissements et la gestion technique des actifs, ainsi que la gestion administrative et financière sont réalisées par un professionnel. 
  • Attention, en plus des risques associés aux forêts (perte de valeur, rendement modeste), les Groupements Forestiers ont leurs propres risques : responsabilité des associés non limitée aux apports, risques d’illiquidité des parts du Groupement Forestier.

Les parts de Groupements Forestiers à vendre sont rares. Par ailleurs, un Groupement Forestier qui crée de nouvelles parts en réalisant une augmentation de capital ne peut pas, aujourd’hui, faire d’offre au public. Elles sont donc proposées à un cercle restreint d’investisseurs. Rapprochez-vous de votre conseiller en gestion de patrimoine habituel, ou consultez France Valley  qui pourra vous informer des opportunités existantes : cliquez ici pour envoyer une demande d’information.

L’acquisition de forêts en direct est une tâche de longue haleine. En premier lieu vous devez définir correctement votre projet en apportant des réponses aux quelques questions suivantes :

Quel budget puis-je y allouer ? Pour répondre à cette question vous devez savoir qu’une forêt « d’exploitation » qui vous permettra de produire assez de rendement pour couvrir vos frais, devra en général faire au moins 20 hectares, ce qui peut, selon les régions, selon les essences et leur maturité, représenter un budget de cent mille à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Quels objectifs j’associe à cet investissement ? L’agrément personnel de la promenade et de la chasse à proximité de mon domicile ? La génération d’un revenu complémentaire immédiat ou la valorisation d’un patrimoine à terme ? Cet investissement peut-il être réalisé partout en France avec une gestion confiée à un spécialiste ? Est-ce que je veux la gérer moi-même à proximité de mon domicile ?

En tout état de cause la demande de forêt étant très supérieure à l’offre, il vous faudra vous armer de patience. Par ailleurs, l’acquisition d’une forêt ne vous permettra pas d’obtenir de réduction de votre IFI, ni d’exonération à 100% de votre base taxable à l’IFI, contrairement à la souscription de part de Groupements Forestiers, et à moins d’avoir un budget très important, vous ne pourrez pas diversifier votre investissement sur plusieurs forêts.

Acheter une forêt ? Exemples d’opérateurs spécialisés :

  
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À partir de 300 000 €, l’investissement en forêt doit être rentable. Si vous souhaitez profiter de votre forêt tout en réalisant un placement sécurisé, nous vous conseillons de vous rapprocher de la société Pierre Aussedat SARL qui est l’une des rares spécialisées dans la vente de massifs forestier.

En s’appuyant sur une expertise poussée et en proposant un business plan sur 10 ans, Pierre Aussedat saura vous accompagner dans cette aventure pour vous proposer un modèle sur mesure afin d’optimiser votre patrimoine. Rendez-vous sur www.pierreaussedat.com.

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Patrick Lequesne est un autre des spécialistes de la transaction forestière, qui pourra accompagner votre projet. Vous pouvez visiter son site : www.lequesneforets.fr

Fonctionnement des Groupement Forestier

Un Groupement Forestier est en fait un Groupement Foncier Forestier, constitué sous la forme d’une Société Civile à caractère particulier. C’est une société dite transparente fiscalement : ses revenus sont imposés au niveau de ses associés, et non du Groupement Forestier lui-même. Les associés du Groupement Forestier confient la gestion des actifs et la gestion administrative et financière à un Gérant, qui sera soit un tiers soit l’un des associés du Groupement Forestier, dans le cas par exemple d’un Groupement Forestier familial.

Les statuts matérialisent les principales caractéristiques d’un Groupement Forestier, notamment ses objectifs et son fonctionnement général vis-à-vis des Associés et des tiers. Ils sont nécessairement écrits. Ils constituent la charte fondatrice d’un Groupement Forestier.

Résumé

  • Le Groupement Forestier est constitué dès la signature des statuts établis par ses Associés.

  • Ils peuvent être adaptés par les Associés tout au long de sa vie afin de prendre en compte les situations nouvelles rencontrées par le Groupement Forestier.

  • Les statuts d’un Groupement Forestier sont déposés au Greffe du Tribunal de Commerce, ce qui permet d’immatriculer le Groupement Forestier et de lui conférer la vie juridique, c’est-à-dire la personnalité morale.

Que désignent les statuts d’un Groupement Forestier ?

Les statuts d’un Groupement Forestier correspondent à un contrat détaillant :

  • Les principales caractéristiques et règles de fonctionnement du Groupement Forestier ;

  • Les règles auxquelles sont soumis les Associés, que ce soit entre eux et avec le Groupement Forestier.

Forme des statuts du Groupement Forestier

Les statuts d’un Groupement Forestier sont établis par écrit, soit par un acte sous seing privé, soit par un acte notarié.
Les Associés sont libres d’adopter l’une ou l’autre de ces deux modalités de présentation des statuts.

Constituer un Groupement Forestier nécessite une mise de fonds conséquente : une seule petite forêt de 50 hectares peut avoir une valeur de 400 000 euros (sur la base d’un prix de 8 000 euros l’hectare de forêt d’exploitation). Or, la base d’une stratégie forestière réussie consiste à diversifier un patrimoine forestier en variant les géographies des forêts, les essences (mix feuillus/résineux) et les maturités des peuplements. Ainsi, il est habituellement recommandé de constituer un Groupement Forestier avec l’objectif d’avoir 2 à 4 forêts, ce qui conduit à investir au minimum de 1 à 2 millions d’euros. Pour des investissements moins importants, l’investisseur souscrira plutôt des parts d’un Groupement Forestier, géré par une Société de Gestion agréée, comme l’est FRANCE VALLEY, qui édite ce site, et dispose de parts de Groupements Forestier à partir de 5 000 euros.

Pour obtenir des informations sur nos Groupements Forestiers cliquez ICI.

Les statuts du Groupement Forestier portent sur un certain nombre de points importants, qui peuvent être les suivants :

  • Forme : il est important ici de bien préciser les dispositions relatives au Groupement Forestier, en particulier celles relatives au Code Civil et celles relatives au Code Forestier (partie législative et réglementaire).
  • Objet social : il précise l’objet du Groupement Forestier ; il est essentiel de détailler l’ensemble des opérations que le Groupement Forestier pourra conduire.

Il précisera notamment : la constitution de massifs forestiers sur les terrains nus qui pourraient être acquis, reçus ou apportés au Groupement ; l’amélioration, l’équipement, la conservation et la gestion économique d’un ou plusieurs massifs forestiers ainsi acquis ou constitués ainsi que ceux qui pourraient l’être ultérieurement, avec les accessoires ou dépendances inséparables, sur les terrains boisés ou à boiser et sur tout autre terrain que le Groupement Forestier pourrait acquérir à titre onéreux ou à titre gratuit,

L’objet social pourra également indiquer la stratégie d’investissement du Groupement Forestier.

Point de vigilance : un objet social trop large peut faire courir un risque de déchéance du statut de Groupement Forestier et lui faire perdre l’ensemble des éventuels avantages fiscaux dont pourraient bénéficier les Associés.

  • Dénomination : il est important ici, outre de déterminer le nom du Groupement Forestier, de bien préciser les mentions légales qui devront figurer sur tous les actes et documents émanant du Groupement Forestier, ainsi que les règles permettant de modifier cette dénomination (décision collective extraordinaire des Associés).
  • Siège social : idem sur ce point, bien préciser les modalités de transfert du siège social, avec possibilité de différencier selon que le transfert soit effectué dans un autre lieu du département ou en un autre endroit.
  • Durée : cette durée s’applique généralement à compter de l’immatriculation du Groupement Forestier ; elle est en général de 99 ans.
  • Apports : cette clause des statuts a pour vocation de donner le détail des apports réalisés par les Associés : nombre de parts détenu et investissement réalisé par chacun.
  • Capital social (et éventuellement variabilité du capital) : cet article a pour but de décrire la composition du capital, le nombre de parts et leur éventuelle numérotation. Bon à savoir : la variabilité du capital peut permettre de s’affranchir de certaines formalités – et certains coûts – vis-à-vis des Greffe du Tribunal de Commerce.
  • Modification du capital : permet de détailler les modalités pour la décision et l’autorisation d’augmenter le capital social.
  • Forme des parts : les parts sont nominatives ; cet article indique en général les modalités d’inscription en compte des parts du Groupement Forestier au nom du titulaire et les habilitations du Gérant ou de toute autre personne pour la signature des attestations d’inscription en compte. Une restriction peut également être apportée en ce qui concerne les US Persons afin d’être en conformité avec la règlementation américaine FATCA.
  • Droits et obligations résultant des parts sociales : chaque part donne droit dans la propriété de l’actif social et dans le partage des bénéfices à une répartition proportionnelle au nombre de parts existantes ; la propriété d’une part emporte de plein droit, pour le titulaire ou ses ayants-droit, adhésion aux présents statuts ainsi qu’aux décisions des Assemblées Générales des Associés. Bon à savoir : de par la forme de la société civile du Groupement (risque en général plus théorique que pratique), les Associés répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital social à la date de l’exigibilité ou au jour de la cessation des paiements. Toutefois, les créanciers du Groupement ne peuvent poursuivre le paiement des dettes sociales contre les associés qu’après avoir préalablement et vainement poursuivi le Groupement.
  • Transmission des parts : cet article a pour vocation de décrire les modalités de transmission des parts sociales du Groupement Forestier, en particulier en ce qui concerne les éventuelles clauses d’agrément, de nantissement, de décès ou de retrait d’un Associé. Bon à savoir : il est essentiel de rédiger très précisément ces clauses afin d’éviter ultérieurement un dysfonctionnement au niveau du Groupement Forestier.
  • Gérance du Groupement Forestier : le Groupement Forestier est administré par un Gérant, personne physique ou morale, qui peut être nommé pour une durée indéterminée. Cet article précise les règles permettant de révoquer le Gérant et quels sont ses pouvoirs.
  • Convention entre le Groupement Forestier et le Gérant : habituellement, toute convention intervenant directement ou par personne interposée entre le Groupement et son Gérant, ou l’un de ses associés disposant d’une fraction des droits de vote supérieure à 10%, ou, s’il s’agit d’une société associée, la société la contrôlant au sens de l’article L.233-3 du code de commerce, doit être soumise au contrôle des associés. Bon à savoir : à peine de nullité du contrat, il est interdit au Gérant du Groupement Forestier de contracter, sous quelque forme que ce soit, des emprunts auprès du Groupement Forestier, de se faire consentir par lui un découvert en compte courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle leurs engagements envers les tiers.
  • Principaux frais du Groupement : cet article détaille en général les frais du Groupement Forestier, en particulier d’éventuels droits d’entrée, une éventuelle commission de souscription, et les frais habituels de gestion, comptables et de Dépositaire pour les Groupements Forestiers d’investisseurs (par exemple ceux de la Société de Gestion FRANCE VALLEY, qui édite ce site).
  • Commissaire aux Comptes : un ou plusieurs Commissaires aux comptes titulaires et suppléants peuvent être désignés pour six (6) exercices par décision collective des associés. Ils exercent leur mission conformément à la loi. Ils ont pour mission permanente, à l’exclusion de toute immixtion dans la gestion du Groupement, de vérifier les livres et valeurs du Groupement et de vérifier la régularité et la sincérité des comptes sociaux et d’en rendre compte à la collectivité des associés.
  • Décisions collectives des Associés : cet article revêt une importance capitale car il décrit les modalités de tenues des Assemblées Générales, qu’elles soient Ordinaires ou Extraordinaires. Bon à savoir : un soin particulier doit être apporté dans la détermination des corums requis, afin d’éviter un blocage des décisions au niveau du Groupement Forestier
  • Droits de communication des statuts : tout associé a le droit, à toute époque, d’obtenir au siège social la délivrance d’une copie certifiée des statuts en vigueur au jour de la demande.
  • Questions diverses : en général, les associés ont le droit de poser par écrit, deux fois par an, au Gérant des questions sur la gestion sociale auxquelles il devra être répondu par écrit dans le délai d’un mois. Les questions et les réponses seront en général faites sous forme de lettres recommandées.
  • Exercice social : le Groupement Forestier indique la date de début et de fin de son exercice social. Bon à savoir : il est important de préciser que le premier exercice commence le jour de l’immatriculation du Groupement Forestier au Registre du Commerce et des Sociétés.
  • Inventaire – Comptes annuels : A la clôture de chaque exercice, le Gérant du Groupement Forestier dresse l’inventaire et une comptabilité régulière des opérations sociales et il arrête les comptes annuels puis il établit le rapport de gestion sur la situation du Groupement Forestier durant l’exercice écoulé, son évolution prévisible et les événements importants survenus entre la date de clôture de l’exercice et la date à laquelle il est établi.
  • Affectation et répartition des bénéfices : Le compte de résultat qui récapitule les produits et les charges de l’exercice fait apparaître par différence, après déduction des amortissements et des provisions, le bénéfice ou la perte de l’exercice. Si les comptes de l’exercice approuvés par une décision collective ordinaire des associés font apparaître un bénéfice distribuable tel qu’il est défini par la loi, les associés décident de l’inscrire à un ou plusieurs postes de réserves dont ils règlent l’affectation ou l’emploi, de le reporter à nouveau ou de le distribuer.
  • Dissolution – Liquidation : Hors les cas de dissolution judiciaire prévus par la loi, il y a dissolution du Groupement à l’expiration du terme fixé par les statuts ou par décision collective extraordinaire des associés. La dissolution du Groupement entraîne sa liquidation qui est effectuée conformément aux dispositions légales et réglementaires. bon à savoir : le boni de liquidation est affecté en priorité au remboursement de la valeur nominale des parts, et réparti entre les associés.
  • Contestations : il peut être utile de prévoir comment seront gérés d’éventuels cas de contestations
  • Nomination du premier Gérant : les statuts peuvent prévoir la nomination du Gérant du Groupement Forestier. Bon à savoir : ceci peut permettre d’éviter un acte séparé aux fins de cette nomination.
  • Acquisition de la personne morale – Reprise des engagements antérieurs à la signature des statuts et à l’immatriculation du Groupement Forestier : il peut être utile, notamment à des fins comptables et/ou fiscales, d’établir une annexe avec les engagements déjà pris par le Groupement Forestier
  • Frais : là également, il peut être judicieux de prévoir que le Groupement Forestier prenne à sa charge les frais, droits et honoraires des statuts et de leurs suites.
  • Publicité : cet article a vocation en général à donner tous pouvoirs au porteur d’un original ou d’une copie des statuts pour accomplir les formalités prescrites par la loi.
  • Nullité d’une disposition : il peut être utile également de prévoir que, au cas où un article ou l’une des dispositions des présentes seraient déclarées nuls par une juridiction compétente, cette nullité n’affecterait pas les autres dispositions ou articles des statuts qui resteraient valides. Les parties s’entendraient alors en général pour adopter une nouvelle disposition qui se substituerait à la disposition concernée, tout en permettant d’en conserver le sens et les équilibres financiers.

Pour investir dans un Groupement Forestier, l’investisseur pourra souscrire des parts d’un Groupement Forestier, géré par une Société de Gestion agréée, comme l’est FRANCE VALLEY, qui édite ce site, et dispose de parts de Groupements Forestier à partir de 5 000 euros.

Pour obtenir des informations sur nos Groupements Forestiers cliquez ICI.

En souscrivant à des parts de Groupements Forestiers, vous devez être conscient qu’il s’agit d’un placement de long terme, lié aux cycles naturels de la forêt. L’exploitation de la totalité d’un massif composé par exemple de résineux, pourra prendre 40 à 70 ans. Par ailleurs, le coût d’acquisition des forêts par le Groupement Forestier (droits de mutation et frais de notaires), comme pour l’immobilier, est élevé, et nécessite quelques années avant d’être compensé par le rendement de la forêt. Enfin, le marché de vente de parts de Groupements Forestiers « en secondaire » n’est pas toujours organisé. C’est donc un actif peu liquide. La liquidité des parts de Groupements Forestiers n’est jamais garantie et le prix de cession qui ne peut être connu peut être inférieur à l’investissement de départ. Plus les parts d’un Groupement Forestier peuvent être conservées sur le long terme, moins ces contraintes auront d’impact. Nous conseillons un délai minimum de conservation de 10 ans.

Le Gérant assure la gestion du Groupement Forestier dont la gestion administrative, financière et technique des actifs :

  • Établissement de Plans Simples de Gestion ou de leurs avenants en vue de leur agrément par les Centres Régionaux de la Propriété Forestière (CRPF) ;
  • Détermination des budgets annuels de chaque massif ;
  • Détermination et suivi des travaux (coupes, repeuplements, éclaircies, élagages, entretiens et infrastructures) ;
  • Organisation et suivi des appels d’offre de vente de bois ;
  • Inventaires et valorisations ;
  • Organisation et gestion des locations de chasse et de pêche le cas échéant ;
  • Placement des liquidités ;
  • Souscription d’assurances ;
  • Détermination des éventuels dividendes soumis à l’Assemblée Générale Annuelle;
  • Organisation de la liquidité des parts;

Les Groupements Forestiers supportent plusieurs types de frais :

  • D’éventuels frais de constitution,
  • Des frais d’augmentation de capital dont les frais engagés pour la commercialisation des parts,
  • Des coûts d’acquisition des forêts (droits, frais de notaires, intermédiaires, frais de transaction du Gérant du Groupement Forestier),
  • Des frais de gestion (chaque année) prélevés par le Gérant,
  • Des charges opérationnelles liées à son activité (éventuels salaires, frais de marquage, de coupe et de vente de bois, de sous-traitance…).

Il est modeste. Il varie entre 1% et 3% et se situe en général aux alentours de 2% en intégrant un éventuel loyer de chasse. Il s’agit évidemment d’une moyenne. Une forêt landaise de production de pins maritimes générera plus de rendement qu’une forêt de jeunes feuillus. Par ailleurs, la valeur de la forêt augmente régulièrement avec la pousse des peuplements, soit environ 1% à 3% par an, à moins évidemment que des coupes importantes ne viennent entamer ce capital.

Par exemple une seule petite forêt de chêne ne pourra générer des revenu de coupes de bois d’oeuvre que tous les 15/20 ans. Pourront venir s’intercaler quelques coupes de bois de chauffage ou d’industrie lors de coupes d’assainissement par exemple. Le rendement est donc par nature irrégulier. Dans un Groupement Forestier qui fera l’acquisition de plusieurs forêts de maturités variées et de tailles significatives, pourra lisser un peu ces revenus : il est donc essentiel de les considérer sur longue période. Et en forêt une longue période, c’est plus de 10 ans.

Le Gérant choisit une fréquence de reporting. Elle sera souvent semestrielle. En outre, les associés sont appelés annuellement à prendre part à l’Assemblée Générale Ordinaire et à voter (par consultation écrite ou lors d’une réunion physique) sur un certain nombre de points dont l’approbation des comptes du Groupement Forestier pendant l’exercice écoulé. Préalablement au vote, tous les points font l’objet d’une communication auprès de chacun des associés.

Les risques

Le risque le plus important est celui des tempêtes. Elles peuvent évidemment intervenir sur le littoral, mais aussi sur l’intérieur des terres. Les assurances pour couvrir contre ce risque existent, mais la plupart du temps elles n’offrent qu’une couverture partielle (plafonnement inférieur à la valeur à l’hectare) et elles pèsent sur le rendement des forêts. C’est ainsi que seulement 500.000 hectares en France sont assurés sur les 16 millions d’hectares de forêts. L’assurance est donc étudiée au cas par cas.

Prenons un exemple d’un Groupement Forestier qui aurait souscrit une assurance tempête sur ses forêts. Le seul fait de détenir plusieurs forêts est une protection. Supposons pourtant que toutes ces forêts soient touchées, complètement. Dans cette hypothèse catastrophique, en général l’assureur versera une indemnité comprise entre 30% et 60% de la valeur du bois sur pied. La forêt conservera sa valeur foncière (le capital de production), ainsi éventuellement qu’une valeur chasse. C’est la somme de l’ensemble qui permettra de protéger l’investisseur. Dans quelle mesure ? Ce sera du cas pas cas, et dépendra également de la capacité de gérant du Groupement Forestier à réagir avant, en cas de tempête nationale, que le bois perde trop de valeur. A titre d’exemple après la grande tempête de 1999, le cours de la plupart des essences a chuté de 70% dans les mois qui ont suivi.

Evidemment la meilleure des assurances réside dans la diversification géographique, la diversification des essences et des maturités des peuplements. C’est aussi l’entretien régulier des forêts. Par exemple, une coupe nouvelle sur un massif peu entretenue par le passé fragilise toutes les tiges restantes qui résisteront moins bien aux vents s’engouffrant dans les layons formés par la coupe. Par ailleurs, un Groupement Forestier disposant de moyens humains et matériels pour réagir rapidement en cas de tempête, et d’autant plus s’il dispose de zones de stockage, pourra en limiter et en lisser les effets.

Notez que la Loi de Finance pour 2013 a institué le CIFA (Compte d’Investissement Forestier et d’Assurance) : ce compte permet de placer jusqu’à 2.500 euros par hectare de forêt (sommes issues de coupes de bois) ; l’objectif de ce compte est d’inciter les propriétaires forestiers à s’assurer puisqu’une souscription d’assurance contre le risque tempête est obligatoire en contrepartie du bénéfice des avantages fiscaux forestiers également pour ce compte constitué de trésorerie.

Les incendies sont spectaculaires et inquiétants, mais moins fréquents et moins dévastateurs que les tempêtes, dès lors que les forêts ne sont pas situées dans la moitié sud de la région PACA. Comme pour les tempêtes les assurances existent, mais elles aussi ne couvrent qu’une partie de la valeur à l’hectare et pèsent sur le rendement des forêts. Ici aussi, une bonne gestion de ce risque sera une diversification géographique, qui exclura les massifs se situant trop au Sud de la France.

  • Risques climatiques (tempêtes, gel)
  • Risques d’incendies
  • Risques phytosanitaires
  • Risque d’illiquidité des parts
  • Risque de perte en capital : évolution à la baisse du prix à l’hectare
  • Risque de marché : baisse du prix de vente du bois
  • Responsabilité des associés non limitée à leurs apports : choisissez bien votre gérant
  • Risque de rentabilité qui dépend du marché du bois pour chaque essence

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